L’art des métamorphoses

CHANGER NOTRE REGARD OU L’ART DES MÉTAMORPHOSES

28/03/2017

« Tu as toujours la possibilité de regarder ton malheur ou de transmuter une épreuve apparente en un bonheur nouveau ».


Notre vie d’hommes et de femmes ne devrait-elle pas être consacrée « à la recherche du bonheur » ? Non, pas celui qui a été planifié par nos parents et familles ici-bas, mais bien celui qui nous satisfait, nous apaise, « notre juste place » en somme … L’accès à ce sentiment profond de bien être, d’être bien à sa place en cohérence avec ce que nous sommes et ce/ceux qui nous entour(e)nt, est certainement à la portée de tous mais il faut du temps pour l’apprivoiser. Parfois cette vie n’y suffira pas et pourtant nous progressons sans cesses.


La perte d’un être cher nous ramène « en nous-même », à la source de tout et nous y puisons souvent notre raison d’être ici et maintenant. Il n’est pas nécessaire de philosopher des heures pour comprendre que ce bonheur auquel nous aspirons toute notre vie est à portée de main ou plutôt à porter d’Esprit. Ordre et chaos, bien et mal, santé et maladie, pauvreté et richesse, les contraires sont infinis mais nous sommes par nature « finis », ancrés dans un monde très matériel qui nous submerge parfois. Nous oublions souvent que c’est la pensée qui ordonne et commande à la matière : je veux une baguette de pain alors j’en achète une (car j’ai faim). Et pourtant, il arrive souvent que la matière finisse par s’imposer à nous : « j’ai envie de telle chose », « je voudrais la même chose que lui », « je voudrais être comme lui » mais ces buts futiles sont-ils les plus importants pour nous ? Si nous n’y prenons pas garde, nous nous déconnectons progressivement de ce qui est bon, de ce qui est juste, de ce qui est essentiel pour nous. Il est bien question d’une « essence » / « ciel » sans laquelle nous ne pouvons plus avancer, un état le plus souvent subi qui paralyse progressivement nos propres choix.


Le monde du travail regorge d’exemples tous aussi frappants les uns que les autres. Quand nous commençons une carrière professionnelle, ce qui nous anime largement c’est cette envie de pouvoir devenir autonomes et en paix ! Mais nombreux sont ceux qui ont perdu le sens de leur engagement premier dans le monde difficile du travail. Après des années, ils oublient qu’ils souhaitaient travailler pour vivre heureux, simplement heureux. Et confrontés à leur propre souffrance au quotidien, certains ne voient même plus que leur engagement initial ne tient plus : ils travaillent, sont malheureux et rendent malheureux leur famille, leur conjoint, et finissent souvent par détruire ce qu’ils ont mis tant de temps à bâtir ! A ce moment clé de leur existence, « une petite voix » leur dit bien que ce n’est pas normal, mais ils ne l’entendent plus, enferrés, littéralement pris au « fer » dans leurs propres incohérences. A ce stade, difficile de voir ce qui est « beau », ce qui est « différent », de trouver les opportunités de se libérer de son propre « enfer ». Car oui, nous sommes à la fois notre propre enfer et notre propre paradis sur cette terre. Et malheureusement, notre vie matérielle et les relations humaines sont essentiellement le fruit de nos pensées.


Une collègue me faisait part très récemment du fait qu’elle se sentait mal dans sa relation avec une autre salariée, qu’elle avait toujours « peur » par anticipation de ce qu’elle pourrait lui dire au travail. Je lui ai demandé si avant de se coucher elle faisait le point sur ce qu’elle avait pu rencontrer de positif dans sa journée de travail et à titre personnel ? Elle me répondait NON. Mais c’est symptomatique et nous sommes tous passés par là. A force d’imaginer le pire, le pire devient notre quotidien, notre seul point de référence, notre seul ancrage dans la réalité et nous le visualisons si fort mentalement… Et pourtant c’est la « double peine » : imaginer que le lendemain il va se passer telle ou telle chose ! Quel enfer réellement. Nos pensées les plus pessimistes et catastrophiques sont nos pires ennemis et les moyens les plus directs pour nous conduire au stress, burn-out ou pire… Tout est donc question de « lâcher prise ».


Commencez par accepter que vos projections mentales sont créatrices de situations et de matière. Acceptez de voir ce qui va se passer, en laissant venir ce qui vous angoisse sans lutter, sans appréhension, et vous serez surpris de dire « ce n’était pas si grave finalement » car vous serez alors connectés à d’autres formes de réalisations, à d’autres possibilités. Finie la « double peine », si vous ouvrez votre conscience à l’instant présent car vous y puiserez des sources intarissables de solutions et d’opportunités. Alors, faites comme moi, n’attendez-plus et ouvrez-vous à d’autres possibilités !

JULIUS

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