Leurs messages ne sont pas des mirages

LEURS MESSAGES NE SONT PAS DES MIRAGES

24/03/2017


 

 « Tu sais, cette vie est une goutte d’eau sur l’échelle du temps. Mais ton amour pour lui, aussi infime soit-il, est inscrit éternellement dans l’univers. Tu me parles d’Amour, mais qui sait ce qu’est l’Amour sans en avoir fait le tour, sans l’avoir réellement perdu ? Tu as cette chance à présent, de savoir ce qu’est le véritable Amour. » (Message reçu le 08/03/2017 suite au décès de Michel).

A Michel, mon ami devant l’éternel…

Qui n’a jamais été confronté à la mort d’une personne très proche, ne connaît pas vraiment la douleur de l’absence. Ombre et lumière, la principale vertu de l’absence n’est-elle pas de se retrouver soi-même, de reprendre sa place et donc de se « recentrer » sur l’essentiel ? Se centrer sur soi, c’est déjà « percevoir » autrement dit, percer l’obscurité pour voir au-delà de sa propre souffrance.

Fin Novembre 2016, je me réveillais en pleurs. Un songe m’avait projeté le lendemain de la mort de Michel, un ami de longue date. Depuis 20 ans, il luttait au quotidien, avec son épouse, contre la maladie de Parkinson. A mon réveil, je pleurais de culpabilité, persuadé de ne pas l’avoir revu avant sa mort et d’avoir raté son enterrement ! 2 longues années s’étaient écoulées depuis notre dernière rencontre et je n’avais pas pris le temps de le revoir, trop aveugle ou trop prisonnier de ces urgences qui dictent souvent mon quotidien. Et comme un cadeau, je recevais ce songe comme une occasion de prendre de ses nouvelles. Je l’appelais le jour même et début décembre je l’ai serré une dernière fois dans mes bras, comme un ultime au revoir. Je revois encore ses yeux mouillés de joie, et moi donc…

Dans la nuit du 31/12/2016 au 01/01/2017 il décédait. Comme une ultime synchronicité, en envoyant mes vœux pour la nouvelle année, son épouse m’apprenait en direct qu’elle était avec lui dans une chambre funéraire.

Le jour de son enterrement, je recevais un appel de Joëlle me disant : « Ton ami, c’est fou, il est déjà avec moi. Dis à sa femme qu’il me parle de leur montre qu’elle porte sur elle. » Effectivement, elle me le confirmait en me montrant cet objet à son poignet avec un « oui, j’ai décidé hier de la porter, elle a une histoire cette montre et de l’importance pour nous. ».

Entre rires et larmes, elle venait d’apprendre que son mari était arrivé « à bon port » et j’étais heureux, à mon modeste niveau d’avoir contribué à changer sa manière de voir la mort et l’après…

Joëlle avait transformé cette vision affreuse de son « cadavre inanimé » en l’image vivante d’une personne délivrée de sa maladie.

Mais cette journée d’enterrement du 03/01/2017, allait me réserver bien d’autres surprises !


Au cours de la cérémonie préalable à la mise en terre de Michel, et alors que je me trouvais à 4 ou 5 mètre du cercueil, je me retournais vers mon beau-père pour lui montrer ce que je voyais nettement et en couleur : « une boule de petites plumes noires qui s’élevaient à la verticale et qui disparue comme par magie dans le ciel ». Lui n’avait rien vu et me regardait interloqué en se demandant certainement ce que j’avais encore pu voir ou ressentir. C’était tellement vrai dans mon esprit, que je ne pouvais pas douter ou remettre en cause cette image.

Mais je me suis ensuite questionné sur le sens et la matérialité de ce phénomène.

J’ai même imaginé que peut être dans la tradition religieuse en question il aurait été coutume de lancer des duvets de plumes noires. J’ai également pensé à une écharpe de plume qui aurait perdu quelques morceaux… Mais rien de cela. Et il y avait du vent et ces plumes sont montées à la verticale… Et j’étais loin, trop loin pour voir aussi nettement ! Je n’ai donc pas remis en question ce que j’avais perçu, c’était un fait et j’en ai donc cherché le sens.

Comment ? Tout simplement en demandant à Michel de me prouver que je n’avais pas rêvé ! Et l’après-midi même, j’obtenais une réponse cinglante en descendant de ma voiture : une plume en métal argenté se trouvait à mes pieds, probablement un pendentif qui s’était décroché d’un collier ou une boucle d’oreille.

Je l’ai gardée quelques jours à mon porte clé mais elle m’a quitté physiquement : l’accroche a cassé. A ce moment très précis, je songeais à des problèmes dans le cadre de mon travail. Et la plume est tombée par terre, comme pour me dire « laisses tomber, tout ça c’est du vent, ce n’est rien … »

Mais il était également clair qu’avec cette plume, Michel avait un message à délivrer à sa femme… Or sa préoccupation tournait autour de la peur de manquer d’argent le jour de sa mort : une plume en argent, le symbole était fort : « L’argent, c’est aussi léger que cette plume, il ne sera pas un poids pour toi. ». Je l’ai donc offerte à son épouse quelques jours plus tard en lui expliquant toutes ces synchronicités merveilleuses.

Avec elle, j’ai échangé plusieurs heures sur la mort et cette autre vie avec la sensation qu’il était à nos côtés, juste derrière une sorte de « vitre impalpable », et j’aurais tellement voulu la briser pour elle, faire voler en éclats cette cloison étrange !

Tous ces signes étaient apparus pour elle et moi ces derniers jours avec un réel goût de merveilleux.

« Je l’aime, je veux son bonheur mais il me manque tant » me disait-elle en sanglots. Et je ne sais pas pourquoi je lui ai répondu mécaniquement :

« Tu sais, cette vie est une goutte d’eau sur l’échelle du temps. Mais ton amour pour lui, aussi infime soit-il, est inscrit éternellement dans l’univers. Tu me parles d’Amour, mais qui sait ce qu’est l’Amour sans en avoir fait le tour, sans l’avoir réellement perdu ? Tu as cette chance à présent, de savoir ce qu’est le véritable Amour. »

J’avais promis à Michel, il y a dix ans, de veiller sur sa femme le jour de son décès. Quelques jours plus tard, je tenais ma promesse en l’accompagnant pour la liquidation de sa succession…

Dernière étape et non la moindre.


Je me retrouvais donc au sous-sol d’une banque pour assister à l’ouverture d’un coffre en présence d’un notaire et d’un commissaire-priseur.

Le commissaire-priseur plaça sur une table le contenu du coffre dont plusieurs louis d’or et autres liquidités. Mon attention fût bientôt attirée par une pièce quasi-masquée par une enveloppe.

J’ai alors eu l’impression que Michel était derrière moi et me disait « pousses la, il en manque une, il ne l’a pas comptée ». Je poussais donc l’enveloppe mais sans réaction de sa part ? Et effectivement, notre commissaire-priseur finit son décompte en disant « ah, il en manque une ».

Je ne cache le fait que Michel aimait que les choses soient « carrées » et notamment en matière d’argent ! Je ressortais de ce coffre avec l’idée que j’avais fait ce qu’il voulait que je fasse.

De retour à la maison avec sa femme, l’estimation des biens fût réalisée. Le commissaire-priseur, avec lequel je nouais discussion me dit à un moment donné en parlant de l’héritage des enfants de Michel : « c’est la terre promise, comment dit-on cela en hébreux ? ». Ce n’est qu’en repartant dans ma voiture que j’ai compris de quoi il était question et quel ultime message Michel venait de laisser à son épouse, charge à moi de lui délivrer.

Dernière synchronicité, Joëlle m’avait adressé un sms, au moment même où je me trouvais dans le coffre de la banque, en me disant : « Je suis dans une église et j’ouvre la bible je tombe sur cette phrase du verset 8 – psaume 2 « Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage ».

Il était à présent clair que Michel parlait à sa femme d’un héritage bien particulier, qui ne peut ni être acheté, ni être vendu : la promesse d’une vie au-delà avec lui.

JULIUS